samedi 5 novembre 2011

Prépare toi un thé, ça risque d'être un peu long.


Oh, la, la, nous sommes déjà le 5 novembre !! Après une presque longue absence, je reviens en presque chair et os avec trois milliards de choses à vous raconter (ouais, je sais ça fait beaucoup, alors, avant de commencer va te préparer un thé).

Donc (rapide coup d'œil au dernier vrai article) où en étais-je ? Ok. On va donc reprendre chronologiquement mais inversé (ouais ça paraît compliquer mais tu vas comprendre). Là, on est le samedi 5 novembre et oui déjà ! Je ne sais toujours pas si je peux rester et j'en meure d'envie un peu plus chaque jour. Ici, je me sens bien, calme et apaisée. Plus je reste, plus j'ai peur de rentrer en France et de redevenir l'ancienne moi. En plus, je viens même de me trouver un travail, du baby-sitting, le meilleur des petits-boulots qui soit. J'ai rencontré les enfants ce matin, il y en a deux, des jumeaux, Nila et Jalhil, une petite fille et un petit garçon. Ils sont adorables comme tout, je sens que ça va être quasiment que du plaisir de les garder. Ils ont 20 mois et sont mignons à croquer. Je dois les garder tous les mercredis de 8h à 16h. Et c'est une famille à moitié française et à moitié norvégienne. Je suis supra contente.

Aujourd’hui, j'ai enfin eu le temps de prendre du temps, que ça fait du bien ! J'ai enfin pu me cuisiner un vrai repas (il faut dire que je ne mangeais que des pâtes/bonbons/pain/patates/... depuis une semaine). Hier, je me suis couchée à 21h, et cet aprem, j'ai fait une sieste de 2h. Rattraper le retard de sommeil : fait.

Cette semaine a été méga dense mais tellement bonne. Pour résumer, j'ai fait du 8h/23h tous les jours de la semaine ou quasiment. J'ai vraiment adoré travailler avec Aleksander et Maria, entre fou rire et grignotage, je t'explique même pas la mauvaise hygiène de vie qu'on a pris.



Kanelboller powa!

 On s'est par ailleurs nommé l’équipe de rêve, lunettes, androïde, nourriture, gros (j'tai fait la traduction mais ça rend mieux en anglais : The Dream, Glass, Andriod, Eat, Fat Team). On ne parlait que de bouffe, ne mangions que des bonbons ou des kanelboller ou des gâteaux (bref plein de choses pleines de sucre). Mon accent français était aussi source de fou rire surtout quand Alex comprend « on peut passer chez moi pour que je vous montre mes fesses » au lieu de « on peut passer chez moi pour voir ma boite aux lettres ». J'ai vraiment bien sympathiser avec ces deux-là, on a tellement ri et j’espère vraiment que je vais pouvoir rester en contact avec eux, mais bon ils sont norvégiens, alors je ne me fais pas trop de films. C’était du pur plaisir de travailler avec eux, on s'entend super bien et on a bien tenu le rythme de travail. Alors là, je suis en train de me dire que peut-être, je dois t'expliquer les consignes de cette semaine, parce que je t'ai posté à l'arrache une vidéo du Slenduro et tu sais même pas ce que c'est, ni comment ça marche, ni quoique ce soit. Donc, revenons un peu en arrière.
Il y a deux semaines, on devait rendre les 12 échantillons d'e-textile, ce que nous avons fait. En fait, sur six groupes, on a été seulement deux groupes à jouer le jeux de travailler en équipe, les autres ont travaillé chacun de leur côté. C'est à ce moment là qu'on a commencé à s'apprivoiser avec les deux loulous. On faisait baver tout le monde d'envie. Moi, j'ai joué mon rôle, je leur apprenais plein de techniques différentes. Et d'ailleurs Aleksander est tombé amoureux du crochet, enfin presque. Même les profs étaient trop contents de nous voir nous amuser comme ça. 







La pose de la victoire, la dream team en puissance.
Les douze échantillons




Pour te dire, tous les trois, nous avons commencé à travailler sur une grande table et, plus les jours avançaient, plus les gens venaient s'incruster, le jeudi soir on devait être huit ou neuf à bosser sur la même table, imagine toi le bordel que ça faisait. En tant que Dream team, on a fini le vendredi matin, et ouais, on était supra large dans l'organisation. Vendredi 15h, présentation. On a trop la classe. 


Présentation

On nous explique que pour le vendredi 4, à 13h, lors d'une présentation public (et oui, madame), ils attendent un « truc » interactif son, lumière. Pour cela, on dispose de 24 LED, un i phone, un haut-parleur, un microphone et un hardware (créer par Fredrik, le supra programmateur qui a créé les programmes de tout le monde). Badaboum, merci et bon week-end.








 D'ailleurs, j'ai passé un supra week-end entre mec. Le vendredi soir, mes voisins ont décidé de faire la fête jusqu'à 6 du mat', j't'explique même pas comment je suis devenue folle. Donc grass'mat' jusque midi et demi, le samedi matin. Vagabondage dans la ville avec Jb, Gaby et Guillaume. Sortie avec les mêmes, le soir, plus d'autre mecs (ouais j’étais la seule meuf, mouhahahah). J'ai un peu beaucoup bu, et genre, ça faisait un milliard d’année que je n'avais pas bu autant d'alcool, donc forcément, le lendemain, gueule de bois oblige. Je ne me souvenais même plus ce que ça faisait. Enfin bref, le week-end a filé à une allure.





De retour, le lundi matin, je retrouve ma dream team avec joie et une once de stress, je n'ai absolument aucune idée de ce qu'on va rendre vendredi. Alex arrive, pareil, no idea. Maria est à la bourre, on commence sans elle. On discute des possibilités, de ce qu'on voudrait, brainstorming et tutti quanti, deux heures plus tard, on a notre idée. Un truc relaxant. Une sorte de carillon/xylophone. Une suspension interactive, un truc chaleureux, typique norvégien, un truc qu'on trouverait dans un salon. Alors on commence a crocheté. Tous les trois, tout le lundi. Mardi matin, on commence à monter La Chose et question technique : comment on intègre la partie électronique ? Remuage de méninges. L'ampoule au dessus de ma tête s'allume. Les mecs, j'ai une idée : le tricotin (en français bien sur). Le tricoquoi ? J'explique ce que c'est, tout le monde valide, l’idée est parfaitement géniale, je te l'avais dis, je suis un génie. Je cours en ville acheter un tricotin. Une heure plus tard, on se rend compte que ça va prendre des siècles de tricotiner. Maria ressort en racheter un autre. 





Mardi, on a tricotiné toute la journée et toute la nuit. Ainsi que mercredi. Bref, on a plus ou moins passé la semaine à crocheter et tricotiner, maintenant j'ai des courbatures dans mes poignets et dans mes doigts. On a grave géré et on a été dans les temps, même les profs ont été impressionnés. On est super fière de notre création. Même si on a du modifier nos attentes à certains moments, on a passé une semaine supra dense sans stress. J'imagine même pas la même chose en France, ça aurait été le chaos. Ici, j'ai stressé genre 5 min, mercredi matin, parce que je manquais cruellement de sommeil et que mon hygiène de vie laisse à désirer, ma team m'a remis les pieds sur terre, on est large. C'est vraiment agréable de bosser avec des gens comme ça.



Le jeudi soir, Hege et Emil ont préparé une soupe à l’école, on a pu tous en profiter. C’était délicieux, mon vrai seul repas équilibré de la semaine.




Le hardware
Voilà à quoi ressemblait le programme





Et le Slenduro est né






Alors voilà, maintenant c'est fini, et on est triste. Tellement que, normalement lundi, Maria vient bosser avec moi dans mon workspace pour me tenir compagnie.
J'ai passé deux semaines à ne parler quasiment qu'en anglais, je pense m’être vraiment améliorée (enfin, on va dire niveau fluidité et vocabulaire, pas mon accent, hein, lui, je l'ai pour toujours), tellement que, maintenant, je ne retrouve plus mes mots français, c'est assez drôle.
Enfin, voilà, ma vie trépidante. Sur ce, je retourne dans mon lit, Hegel m'attend. Parce que, oui, ici, je lis des bouquins de philosophie.